L'Auvergnat de Paris
Alain Dutournier présente son nouveau Bistrot Buci Mazarine

Le Mangetout laisse la place au Bistrot Buci Mazarine. Alain Dutournier, chef doublement étoilé par le Michelin au Carré des feuillants et également propriétaire du Trou gascon (une étoile Michelin), avait créé le Mangetout il y a quatre ans, rue Mazarine, dans un quartier qu’il affectionne. 


Il avait alors ouvert cette adresse qui dispose de 55 places assises réparties sur deux étages, avec la complicité de son lieutenant, Fabrice Dubos, qui vole désormais de ses propres ailes du côté des Pyrénées-Atlantiques, à La Llagonne, à la Table du capil. Toujours à l’affût des tendances, Alain Dutournier a décidé de tourner la page du Mangetout, malgré une bonne fréquentation. « Le mot restaurant fait un peu peur aux touristes et même aux habitants du quartier. J’ai préféré mettre en avant le mot bistrot. Quant au terme Mangetout, s’il est synonyme de raffinement pour les gens du Sud-Ouest, il était mal perçu par la clientèle parisienne. » Le nouveau nom Bistrot Buci Mazarine présente on ne peut plus clairement la situation géographique de cette adresse toute proche du célèbre carrefour germanopratin. Mais le changement ne concerne pas uniquement l’enseigne. Le décor a été légèrement transformé. Les nappes ont disparu, en cohérence avec l’esprit bistrot. La carte a également évolué. Elle a conservé une tonalité Sud-Ouest, mais plus nuancée. On retrouve la poêlée de chipirons, et le fameux cassoulet signature, la tomme de brebis de Gabas, ou le bœuf de Chalosse, mais le chef s’efforce d’ouvrir davantage sa cuisine sur d’autres horizons avec, par exemple, les ris de veau aux noisettes et chutney praliné épicé ou la raie persillée. Les prix sont demeurés au niveau du Mangetout. On retrouve au déjeuner une formule entrée-plat ou plat-dessert à 25 euros. Le soir, deux menus à 35 et 45 euros sont proposés. Les prix des vins restent également très modérés (4 euros le verre de merlot ou de chardonnay). Pour le reste, le chef landais, membre du Collège culinaire, ne fait aucune concession sur la qualité des produits. « Cette évolution représente d’abord une manière d’attirer une clientèle plus large en gommant tout ce qui pouvait être segmentant dans l’offre précédente », assure Alain Dutournier.



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