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Edito

L'ÉDITO : Airbnb sévit aussi en milieu rural

Le tourisme progresse en Aveyron, mais les hôtels ont de moins en moins de clients. N'allez pas jeter la pierre à la concurrence des chambres d'hôtes ou des campings. Leur fréquentation stagne, voire régresse encore davantage. Ce sont les particuliers et des sites comme Airbnb, le bon coin qui profitent de la manne touristique. Les élus, qui ont mis ce fait en évidence dans une étude, sont tiraillés. Ce réservoir d'héberge ment réputé « non marchand », mais qui le devient, est finalement utile pour attirer en Aveyron des touristes qui visitent les musées et font travailler le commerce. D'un autre côté, ils sont conscients que cette nouvelle concurrence aggrave les difficultés des hôtels de leurs villages. En milieu rural, les formes d'héberge ment marchand ne peuvent, souvent faute de moyens, investir dans la rénovation de leur établissement.

Cette montée en gamme représente pourtant la seule planche de salut de ces hôtels-restaurants. Elle leur permet de renouer avec une clientèle qui dispose d'un bon pouvoir d'achat. Ainsi, au fil des années, les petits villages perdent leur auberge. Elle représentait pour tant un vecteur d'animation non négligeable, mais aussi un gisement d'emplois. Ce sont aussi des entre prises qui contribuent par l'impôt et par leurs cotisations sociales aux finances publiques. On ne peut pas toujours en dire autant des particuliers, qui louent leur bien sur des sites. Rappelons que beaucoup de maires sont aujourd'hui contraints de dépenser beau coup d'argent public pour racheter l'hôtel-restaurant laissé à l'abandon dans leur village afin de tenter de le relancer avec, à la clé, des résultats souvent hypothétiques. Pour financer cela, voire prévenir ces situations, il serait juste de mettre à contribution les propriétaires, qui tirent profit de l'industrie touristique.