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Massif central

TERRITOIRES : Arnaud Viala en pointe dans la nouvelle étape de la décentralisation

Arnaud Viala devant l'Assemblée nationale

Le député de l'Aveyron a été nommé à la présidence de la mission d'information sur le développement des territoires. Il conduit le rapport qui devrait aboutir à l'écriture de la nouvelle loi sur la décentralisation.

Depuis quatre mois, la commission du développement durable et la commission des lois ont créé une mission d'information sur le développement des territoires, chargée d'écrire, pour la fin de l'année, un rapport qui déboucherait sur une nouvelle étape de la décentralisation. « Le gouvernement, souvent accusé de méconnaître ou de ne pas tenir compte de la ruralité, tient ainsi à apporter une réponse à ses détracteurs », explique Arnaud Viala.

Siégeant sur les bancs LR, l'élu d'opposition se veut constructif. Il a d'ailleurs été élu à la présidence de cette mission. Le député de la 3e circonscription de l'Aveyron est un spécialiste de la décentralisation, qui était déjà l'un de ses sujets de prédilection lors de la précédente législature. Il a en outre bénéficié d'une règle parlementaire qui veut qu'à la tête d'une mission il y ait deux rapporteurs de la majorité, l'un issu de la commission du développement durable (Jean-François Cesarini) et l'autre de celle des lois (Guillaume Vuilleté). Le président doit être un député de l'opposition, donc LR. C'est ainsi qu'Arnaud Viala, qui bénéficie d'une expertise reconnue dans ce domaine, a obtenu la présidence de cette mission d'information.

Complémentarité

« J'avais peur en tant qu'élu de l'opposition d'être là comme un alibi de concorde nationale, que l'on nomme pour faire joli et de ne pas avoir finalement droit au chapitre. Mais mes collègues jouent le jeu et nous effectuons vraiment un travail commun à trois, indique le député. Nous avons coécrit une note de cadrage pour préciser les objectifs et avons auditionné de nombreuses personnes. Nous n'avons pas d'idées préconçues. Nous souhaitons nous adapter aux bassins de vie. L'objectif est de modéliser un partenariat entre l'État et les territoires. Nous sommes assez complémentaires. » En effet, Guillaume Vuilleté (Val-d'Oise) vient d'un territoire plutôt urbain, Jean-François Cesarini est issu d'une circonscription alliant villes et ruralité et enfin Arnaud Viala représente un territoire très rural.

Le travail préliminaire devrait s'achever à la fin du mois, puis les députés iront sur le territoire afin de mesurer les attentes dans les divers territoires français (urbains, ruraux et intermédiaires). Des déplacements auront lieu dans les pays voisins (Italie, Alle ma gne) pour analyser des expériences positives. Une délégation à l'attrac tivité des territoires a été créée avant Noël, et Arnaud Viala en est devenu un des vice-présidents. Cette structure va examiner des sujets connexes (ressources fiscales des territoires, impact des réformes territoriales) à la mission présidée par le député.

Redynamiser le secteur rural

Arnaud Viala insiste sur cet « enjeu d'importance pour le Massif central et ses nombreux départements enclavés. J'estime que la France des territoires a aujourd'hui disparu. Nous avons passé une période de déprise où l'exode rural dépeuplait certaines régions. On assiste à une inversion du schéma. Nous arrivons dans une époque où les grandes métropoles urbaines présentent de nombreux inconvénients en termes de qualité de vie, de sécurité. Il ne faut pas oublier que les conditions de vie actuelles permettent désormais à certaines personnes de vivre éloignées de leur lieu de travail. Il ne faut pas oublier que, dans nos territoires ruraux, il y a eu des aménagements importants qui commencent à porter leurs fruits.

Nous avons travaillé sur l'attractivité. Nous nous sommes efforcés de maintenir les aménités de premier niveau (commerces, services). Si l'État fait un réel effort en matière d'aménagement du territoire, on peut faire en sorte que la population soit plus équitablement répartie en France. Il y a un réel intérêt à aller au bout de ce texte. Je considère que les acteurs locaux (conseils régionaux, départementaux, mairies, intercommunalités, réseau associatif) répondent à 80 % des besoins des populations. Les 20 % restants relèvent de la solidarité nationale. Ce sont des actions à géométrie variable : création d'un collège, d'un rond-point, d'un hôpital, installation d'un réseau internet. Il faut créer un cadre pour que chacun exprime ses besoins et que la nation étudie une réponse appropriée.

Il faut s'inspirer des contrats de ville pour nouer une relation entre un bassin de vie (tous élus territoriaux confondus) et l'État. »