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L'ÉDITO : Du passé, faisons table rase, mais bien garnie!

La multiplication des associations de sauvegarde est parfois oppressante. Combien de projets audacieux sont retardés ou purement abandonnés face à l’offensive des comités Théodule? Les établissements classés ou partiellement classés sont légion et font eux aussi obstacle à la création. L’espace laissé dans les villes aux architectes de demain est parfois bien étriqué.

Il serait sans doute impossible d’appliquer à Paris une nouvelle refonte haussmannienne, alors que l’architecture des villes doit nécessairement s’adapter au progrès. Cela dit, un conservateur sommeille en chacun de nous et, individuellement, nous ne supportons pas de voir disparaître certains vestiges du passé.

Ce fut le cas la semaine dernière alors que de nombreux hommes politiques se sont réunis aux Invalides pour y prendre la défense de Chez Françoise, leur cantine préférée, menacée de disparition. Gauche cassoulet et droite pot-au-feu étaient rassemblées dans une belle unanimité presque caricaturale de la France. L’architecture de Chez Françoise n’a pas de quoi susciter l’émotion des bâtiments historiques. Son décor, assez banal, ne retient pas l’attention, pourtant les clients se pressent dans ce lieu parce qu’il a une âme. C’est une notion qui ne s’enseigne pas dans les écoles hôtelières. Cette atmosphère particulière est le résultat d’une alchimie entre un patron, en l’occurrence Pascal Mousset, et ses clients.

L’atmosphère qui règne Chez Françoise est également bien fragile. Quotidiennement, il faut veiller à son entretien. Et c’est justement parce que ce restaurant est une institution bien vivante et d’utilité publique qu’il faut la sauvegarder.