A LA UNE
ACTUALITÉS
ACTUALITÉS LÉGALES
AMICALISME
CRÉATIONS
EDITO
EMPLOI
ENSEIGNE
FONDS DE COMMERCE
MASSIF CENTRAL
PRATIQUE
PRODUITS
EN BREF
RÉUSSITE
TERROIR
Consentement d'utilisation des Cookies

J'accepte Notre site sauvegarde des traceurs textes (cookies) sur votre appareil afin de vous garantir de meilleurs contenus et à des fins de collectes statistiques.Vous pouvez désactiver l'usage des cookies en changeant les paramètres de votre navigateur. En poursuivant votre navigation sur notre site sans changer vos paramètres de navigateur vous nous accordez la permission de conserver des informations sur votre appareil.

A la Une

Gilets jaunes et bonnets rouges

Samedi prochain, les gilets jaunes se sont donné rendez-vous place de la Concorde. Ce sera l'occasion de voir si le mouvement se consolide ou retombe comme un soufflet.

Cinq ans après les bonnets rouges, voici une nouvelle émanation populaire qui se hérisse contre la hausse du prix de l'énergie. Il semble difficile de faire comprendre aux Français que la sauvegarde de l'environnement n'est pas gratuite. Tout le monde applaudissait à la signature de la COP 21, mais lorsqu'il s'agit de régler l'addition, les volontaires sont plus rares… Certes, ces mouvements d'humeur sont compréhensibles et traduisent davantage un ras-le-bol fiscal des Français, exaspérés de constater qu'aucun gouvernement ne parvient à freiner significativement les dépenses de l'État. Cette volonté politique ne peut de toute façon pas opérer du jour au lendemain. Il convient de préciser, comme le fait remarquer le Figaro, en reprenant les chiffres de l'Union française des industries pétrolières qu'en 2012 le prix de l'essence atteignait déjà 1,60 euro le litre, soit un niveau proche de celui d'aujourd'hui. Le poids d'un plein dans un Smic est même légèrement moindre aujourd'hui qu'à cette époque. La révolte à laquelle nous assistons semble d'abord liée à l'efficacité des réseaux sociaux conjuguée à une maladresse gouvernementale qui a ajouté de la hausse à la hausse dans ce dossier. Pour restaurer la confiance des Français, en matière de carburant, il serait peut-être judicieux de revenir à une Tipp flottante, instaurée autrefois par le gouvernement Jospin, qui assurait à l'État une rente fixe quel que soit le cours du baril. Il faut enfin rappeler que la mise en place en 2012 de l'écotaxe aurait pu nous éviter ce psychodrame. Elle aurait permis d'alimenter un budget environnemental, ce qui aurait peut-être évité aujourd'hui à l'ensemble des automobilistes d'être mis à contribution. Les gilets jaunes ne sont en définitive que les déçus des bonnets rouges.