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L'ÉDITO : La fièvre du samedi est-elle tombée ?

Après cinq week-ends de blocage, les Français commencent à rire jaune. Les taxes n’ont jamais été populaires dans ce pays et les révoltes contre elles ont sou- vent suscité le soutien implicite de la majorité silencieuse. Ce mouvement, qui pouvait paraître sympathique à ses débuts, est devenu inquiétant au fil des semaines. Au-delà des dégradations commises dans les villes à chaque manifestation, il aura des conséquences lourdes sur une économie nationale encore chancelante. Lundi dernier, le président de la République s’est montré à la hauteur de l’événement en annonçant un train de mesures significatives qui devraient contribuer à restaurer le pouvoir d’achat des retraités et des smicards. Ces concessions vont bien sûr aggraver le déficit budgétaire. Espérons que le gouvernement puisse aller chercher dans la poche des Gafa de quoi financer ces dépenses sociales. Les premières estimations de l’ardoise se situent autour de 11 milliards d’euros. Si on tient compte du ralentissement économique dont le pays est victime depuis un mois, le bouclage du budget va s’apparenter à un exercice de très haute voltige. Mais la fièvre qui s’empare des gilets jaunes le samedi n’est peut-être pas tombée. Le mouvement, poussé par des leaders extrémistes et aux exigences diverses, est depuis deux semaines dans le registre de la surenchère. Il va désormais être délicat d’arrêter cette machine emballée. Dans les jours qui viennent, les éléments les plus radicaux risquent fort de jouer leur va-tout pour déboucher soit sur un simple barouf d’honneur, soit sur un envenimement grave de la situation.