A LA UNE
ACTUALITÉS
ACTUALITÉS LÉGALES
AMICALISME
CRÉATIONS
ENSEIGNE
MASSIF CENTRAL
POLITIQUE
PRATIQUE
PRODUITS
REPRISES
EN BREF
RÉUSSITE
SERVICES
SPORT
STRATÉGIES
TERROIR DU MASSIF CENTRAL
Consentement d'utilisation des Cookies

J'accepte Notre site sauvegarde des traceurs textes (cookies) sur votre appareil afin de vous garantir de meilleurs contenus et à des fins de collectes statistiques.Vous pouvez désactiver l'usage des cookies en changeant les paramètres de votre navigateur. En poursuivant votre navigation sur notre site sans changer vos paramètres de navigateur vous nous accordez la permission de conserver des informations sur votre appareil.

A la Une

L'EDITO : Le piège s'est refermé sur le pouvoir

Les Parisiens ont assisté médusés samedi dernier au saccage du quartier de l'Étoile. Ce spectacle choquant va coûter cher aux commerçants, aux contribuables et aux assurés. Mais les dégâts financiers occasionnés par ces deux journées parisiennes ne sont rien, comparés à l'onde de choc qui va frapper le tourisme. À peine la France se remettait-elle de l'effet des attentats de 2015 que ce nouvel épisode vient ternir l'image de carte postale de notre pays. Il ne faut pas non plus sous-estimer le résultat des blocages nombreux, mais moins médiatisés des centres commerciaux à la veille de Noël qui vont occasionner d'énormes manques à gagner, ralentir significativement la croissance nationale, peser sur le chômage et donc accroître les problèmes budgétaires du gouvernement. Quand on pense que tout cela est parti d'une vidéo de quatre minutes tournée dans un pavillon par une accordéoniste hypnothérapeute bretonne… La semaine dernière, le président de la République aurait pu calmer le jeu en supprimant les nouvelles taxes sur le carburant. Mais il a préféré prendre de la hauteur et nous confier son grand dessein énergétique. Un discours brillant, sensé et allant dans le bon sens. Mais c'était un peu comme mettre en garde un tigre affamé sur les dangers d'un régime trop riche en protéines. Désormais, le piège s'est refermé sur le pouvoir et, pour s'en extraire, il faudra sans doute donner bien davantage que quelques centimes sur le diesel. Les forces de maintien de l'ordre sont au bord de la rupture, s'engager dans la répression ne ferait qu'envenimer les choses et face à un mouvement aussi protéiforme que les gilets jaunes, il reste difficile d'envisager des concessions raisonnables propres à calmer le jeu.