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L'ÉDITO : Le point de basculement de l’offre et la demande

Le Salon international de l’agriculture qui va s’achever en fin de semaine semble augurer d’un nouveau cycle pour l’agriculture française. Même si la réforme de la politique agricole commune est encore en chantier, on perçoit dans les travées de la Porte de Versailles le retour de la confiance. La reconversion de certains acteurs vers les circuits courts, le bio ou des produits plus qualitatifs, porte ses fruits. De plus, une petite phrase samedi dernier, dans le discours d’Emmanuel Macron, a dû aller droit au cœur du monde rural lorsqu’il s’est agi de « faire revenir l’argent dans la cour de la ferme ». À cette occasion, le président de la République a assigné aux agriculteurs un nouveau rôle : celui de « premiers militants de la transition écologique ». La cause est noble, mais la charge sera peut-être lourde à porter. Sortir à 80 % du glyphosate en 2021 ne sera pas simple. De même, les objectifs de multiplier par cinq la surface impartie aux produits bio d’ici 2030 seront difficiles à atteindre. Néanmoins, cette politique ambitieuse devrait permettre de mieux valoriser les produits. Lorsque le chef de l’État affirme son ambition de faire de la France « le premier vignoble du monde sans glyphosate », l’argument est vendeur. Mais il ne faut pas oublier que notre pays va produire mieux mais aussi moins alors que la demande internationale va croître dans les prochaines années, en qualité comme en quantité. Les agriculteurs s’en féliciteront. La situation de déséquilibre entre l’offre abondante et une demande toujours en retrait risque de s’inverser. Le retour des grandes famines n’est pas pour demain, mais il faudra désormais composer avec des pénuries alimentaires ponctuelles plus nombreuses. L’alimentation bon marché appartient peut-être à un temps révolu.