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CONJONCTURE : Les hôtels français retrouvent leur rythme de croisière

Selon Deloitte et In Extenso, le chiffre d’affaires hébergement de l’hôtellerie française a progressé de 6 % en 2018. Ce record aurait pu être amplifié sans les grèves du printemps et l’épisode gilets jaunes. À Paris, contrairement au reste de la France, le secteur haut de gamme n’a pas encore rattrapé son niveau de 2014.

Deloitte et In Extenso viennent de rendre public leur bilan de l’activité hôtelière en France en 2018. La sortie de crise amorcée fin 2016 et en 2017 s’est confirmée l’année passée. La croissance mondiale de 3,7 % génère une augmentation encore plus rapide des flux touristiques. En 2018, on estime que 1,4 milliard de touristes ont traversé une frontière dans le monde. L’Europe a représenté la destination de plus de la moitié d’entre eux. La France demeure en tête avec 90 millions d’arrivées sur son sol. Cette dynamique a généré une progression du chiffre d’affaires hébergement de 6 %. Globalement les résultats de l’hôtellerie française sont passés au dessus de ceux de 2014, année qui représentait jusque-là un record. Les attentats qui ont marqué la France l’année suivante ont ensuite provoqué un tassement significatif des performances. Selon les experts de Deloitte et In Extenso « sans les mouvements sociaux de début (Air France, SNCF...) et de fin d’année (gilets jaunes) qui ont impacté les professionnels de l’hébergement, ce record aurait pu être encore supérieur. L’impact des manifestations pourrait toutefois être plus important en 2019, du fait des répercussions en termes d’images sur la destination France ».


Tendance favorable en Europe... et encore plus en France

Selon STR (Smith Travel Research) qui observe l’hôtellerie à l’échelle mondiale, cette hausse du chiffre d’affaires hébergement en France est supérieure à celle observée en Europe (4 %). Il faut aussi savoir que les zones Asie Pacifique, Amérique, Moyen-Orient et Afrique enregistrent une baisse de leur CA hébergement l’année passée. Globalement dans toutes les catégories, les variations de taux d'occupation en France ont été discrètes et évoluent de 1,2 à 2,6 points. Mais dans ce contexte, l’hôtellerie a pu relever ses niveaux de prix moyens autour de 5 %. La conjonction des deux facteurs a permis aux RevPAR (revenus moyens par nuitée et par chambre disponible) d’enregistrer des progressions comprises entre 4,4 et 7,2 %. Les auteurs du rapport notent que « le Grand Paris enregistre pour la deuxième fois consécutive un record de fréquentation touristique, avec plus de 29 millions d’arrivées hôtelières et 60 millions de nuitées selon le Comité régional du tourisme de Paris Île-de-France. La clientèle étrangère a fait un retour remarqué, dépassant la clientèle française, presque stable par rapport à 2017 ». À Paris, selon les catégories, les RevPar progressent de 7,2 % pour le haut de gamme à 14,4 % pour le segment économique. Mais les performances 2018 restent tout de même en deçà de 2014 pour la plupart des catégories, notamment pour le segment grand luxe qui accuse toujours un retard de 11,3 %. Deloitte et In Extenso tempèrent toutefois ce constat en faisant remarquer que l’intensification de l’offre parisienne ces dernières années (ouverture du Peninsula en 2015, réouvertures du Ritz en 2016, du Crillon en 2017 et du Lutetia en 2018) a induit une évolution significative du périmètre. Au final, l’offre de luxe a connu une hausse de 6 % en 2018, et de 33 % depuis 2014 à Paris. Il faut aussi noter que la nouvelle carte régionale a un effet positif puisque la capacité hôtelière des 10 plus grandes métropoles régionales marque une croissance de 1,4 % entre 2014 et 2018, passant de 85000 à 86200 chambres. L’offre haut de gamme et luxe, notamment, voit son parc progresser d’un peu plus de 6 %. Pour 2019, les experts estiment que la tendance sera encore favorable malgré une légère décélération attendue de la croissance mondiale. Les RevPAR devraient toujours être orientés à la hausse en France selon la tendance. Seuls des troubles intérieurs forts pourraient perturber ces vents favorables.