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Edito

L'ÉDITO : Marc Veyrat en fait-il trop ?

Entre le Michelin et le chef étoilé de la Maison des Bois, à Manigod, le torchon brûle. Le cuisinier au chapeau n'a pas hésité à tancer les inspecteurs du guide rouge et leur direction, incarnée par Gwendal Poullennec. En cause ? La perte, en début d'année, du troisième macaron accordé un an plus tôt par Bibendum. À l’époque, Michael Ellis était directeur du guide et cultivait des liens d’amitié avec Marc Veyrat. Certains observateurs ont d’ailleurs dénoncé une connivence qui aurait permis au chef d’accéder à la distinction suprême en 2018. Alors, quand Gwendal Poullenec a révélé un cru 2019 où Marc Veyrat (mais aussi Marc Haeberlin ou Pascal Barbot) était délesté de la troisième étoile, la nouvelle a fait l’effet d’un coup de tonnerre. Là où certains ont décelé un coup marketing doublé d’un affront pour les chefs concernés, d’autres ont salué un ajustement positif après plusieurs années de complaisance. Le principal intéressé, piqué au vif, assène ses coups de gueule habituels et demande à être retiré du guide. Mais comme l’a montré l’affaire Bras, les étoiles n’appartiennent pas aux chefs. Devant le refus de Gwendal Poullennec, qu’il a rencontré au mois de mars, d’accéder à sa demande, le chef savoyard a fulminé dans une longue diatribe. Après avoir déclaré qu’il était « en dépression depuis six mois », Marc Veyrat s’en est pris au guide rouge. « Vous êtes des imposteurs ne désirant que des clashes pour des raisons commerciales », a-t-il lancé, entre autres saillies. Il a aussi émis des doutes sur le fait que les inspecteurs aient visité son établissement. Toujours est-il que ses déclarations à l’emporte-pièce pourraient se retourner contre lui, dans un contexte où il chercherait à vendre la Maison des Bois… Difficile, donc, de déceler les véritables intentions de l’homme au chapeau qui, en cuisine comme dans les médias, aime brouiller les pistes.