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Massif central

ISABELLE CAZALS, NOUVELLE PRÉSIDENTE DE LA LIGUE ARVERNE ET DU MASSIF CENTRAL : « Nous avons voulu mettre en place une soirée intergénérationnelle »

À quelques semaines de la prochaine Nuit arverne, nous sommes allés à la rencontre d'Isabelle Cazals. Élue à la présidence de la Ligue auvergnate et du Massif central en avril dernier, elle nous dévoile les évolutions du mouvement et détaille les temps forts de la nouvelle version de la Nuit arverne, qui aura lieu au pavillon Baltard le 8 décembre.

Comment avec vous défini le projet de votre présidence ?

Isabelle Cazals : Lorsque Jean Mathieu, l'ancien président, a exprimé le souhait de passer la main, plusieurs noms de successeurs potentiels ont circulé, mais personne ne se décidait. Pour reprendre le flambeau de la ligue, il ne suffit pas de propulser une personne sur le devant. Une étape de débat autour de la construction d'un projet s'avérait nécessaire. Il fallait ensuite faire valider ce projet par le comité directeur, instance dirigeante et maîtresse de notre confédération. C'est pourquoi, en novembre dernier, j'ai accepté de conduire une réflexion sur la base d'une trentaine d'entretiens avec les représentants des principales composantes de la ligue, les sponsors et les nouveaux acteurs. Ce travail préalable m'a permis de définir un projet en huit axes majeurs, proposé puis validé lors du comité directeur le 17 avril. C'est un projet d'ouverture, puisque j'ai d'abord souhaité repréciser les contours des territoires représentatifs de la Ligue auvergnate. La liste actuelle des sept départements constitutifs (Aveyron, Cantal, Corrèze, Haute-Loire, Lot, Lozère et Puy-de-Dôme) ne correspond pas à une région. Elle est historique, mais arbitraire sur certains aspects. Il est apparu nécessaire de revenir à une notion d'Auvergne et de Massif central plus large, incluant désormais la Creuse est l'Allier, département d'où est par exemple originaire notre jeune président de l'association filiale Auvergne Business Club, Pierre Girard.

Comment comptez-vous restaurer l'audience de la ligue ?

Réaliser un gros effort de communication constitue le deuxième axe de notre programme. Nous travaillons à instituer une présence et une actualisation sur le Web renforcée via notre site internet et les réseaux sociaux. Dans le monde d'aujourd'hui, il est nécessaire d'être plus présent sur internet et d'y relayer l'activité des amicales et des associations quelle que soit leur activité. Je rappelle qu'un des premiers buts de la ligue lors de sa constitution en 1886 par Louis Bonnet était la solidarité et l'entraide. Les nouveaux outils de communication peuvent constituer un vrai levier pour réactiver ces valeurs toujours présentes, qui ne demandent qu'à s'étendre et à se moderniser. Les Auvergnats étaient précurseurs en matière de réseau. Le comptoir, la convivialité et l'amitié sont des moteurs puissants de réseau depuis très longtemps. Nous le savons bien !

Avez-vous réorganisé la structure ?

Nous avons en effet redessiné l'instance dirigeante afin qu'elle reflète au plus près et de façon la plus actualisée possible la ligue, les fédérations et l'ensemble des structures de notre mouvement. Toutes les associations et structures sont invitées à adhérer à la ligue moyennant une cotisation annuelle symbolique de 10 euros. Dès lors, elles peuvent siéger au comité directeur. Cela représente près de 230 organisations. En siégeant, les associations confirment leur souhait de soutenir le projet. Nous voulons aussi accentuer le soutien aux actions de jeunesse de différentes manières. En raison de mon passé dans les associations folkloriques, je ne pouvais pas imaginer autre chose. Désormais, nous souhaitons encourager les récompenses des jeunes filles et garçons du mérite amicaliste alors que, par le passé, cette distinction allait plutôt à des personnes plus âgées. D'ailleurs, notre dernière promotion du mérite amicaliste qui a distingué 17 chevaliers et trois officiers, a vu sa moyenne d'âge baisser significativement par rapport aux précédentes promotions. Je crois qu'il est nécessaire d'accompagner le renouvellement du mouvement. Dans le même ordre d'esprit, nous avons mis en place un programme qui permettra de mieux mettre en valeur nos sponsors historiques et en trouver de nouveaux.

Y a-t-il un dénominateur commun du mouvement ?

Le sixième axe de notre projet prévoit de positionner notre danse commune, la bourrée, comme un élément fédérateur. Je rappelle qu'elle est dansée dans toutes les départements de la ligue, y compris dans le Bourbonnais. En juillet dernier, la cabrette a été reconnue au patrimoine universel de la France grâce au dynamisme de notre folklore et au travail important d'un président d'honneur de notre filiale Cabrettes et Cabrettaires, Victor Laroussinie. C'est une manière de mettre en avant les éléments constitutifs de notre identité commune. Cela concerne aussi les aspects du patrimoine culturels du Massif central : ses producteurs de terroir, les savoir-faire artisanaux.

Nous allons veiller à les rendre plus accessibles et à cet égard, la prochaine Nuit arverne, qui a pour nom « L'Auvergne sous les étoiles de Baltard » sera la vitrine de ces éléments de notre patrimoine.

Vous avez été élue à l'âge de 16 ans pastourelle de la ligue et la mise en valeur de ce titre fait partie de votre programme. Quelles évolutions préparez-vous ?

Nous allons promouvoir les pastourelles comme des ambassadrices de la ligue, des fédérations et de leurs départements bien sûr, mais aussi comme des ambassadrices solidaires, concernées dans un monde qui bouge. Nous voulons les ancrer dans le monde d'aujourd'hui en apportant à cette élection une dimension plus active et caritative.

La forme de l'élection va d'ailleurs évoluer en se concentrant autour de la date de la Nuit arverne. Le jury se réunira le jour de l'événement en fin d'après-midi pour évaluer ces candidatures. Quant au vote du public qui interviendra dans la foulée, en soirée, celui-ci apportera une nouveauté de taille. Il est désormais demandé à chaque candidate de lier son pastourellat à l'association caritative de son choix. Une somme d'argent sera ainsi attribuée à l'association choisie par cette gagnante. L'importance de la somme variera en fonction du nombre de voix du public obtenues.

La Nuit arverne qui va se dérouler à Baltard, le samedi 8 décembre, devrait changer de physionomie.

Pouvez-vous le confirmer ?

Lors de l'élection de la nouvelle équipe, il nous a été recommandé de conserver la date préalablement choisie l'an dernier, afin de ne pas bousculer la saison amicaliste. Nous sommes heureux d'avoir tenu ce challenge, grâce surtout au fait que nous avons eu une vraie chance de trouver un lieu inédit et favorable. Le pavillon Baltard de Nogent est un lieu mythique de la vie parisienne et facilement accessible en RER. Il dispose des parkings et sa structure libre se prête à l'organisation d'une soirée telle que nous l'avons imaginée : Auvergnat de A à Z ! Depuis l'apéritif et les traditions du repas jusqu'aux desserts, tout arrive en provenance directe de nos départements du Massif central. Tout comme le vin, la bière, le pain, etc. Nous avons voulu mettre en place une rencontre intergénérationnelle, dans laquelle chacun puisse manger sur une nappe blanche, servi à table, ou se restaurer plus librement, autour de petites tables ou bars, ou encore danser et se rafraîchir au bar selon ses désirs. Nous souhaitons que chacun puisse y trouver son compte, se retrouver, et faire de nouvelles rencontres. Pour rendre cette rencontre accessible à un plus grand nombre, nous déclinons deux formules : un carré VIP (limité en places) avec des places à 75 euros et une formule comptoir (buffet) à 45 euros. Nous avons fait un effort (qui, en ce qui me concerne, n'en sera véritablement jamais un !) en direction des jeunes en proposant cette formule à 40 euros pour les moins de 25 ans, et à 25 euros pour les moins de 14 ans. Les inscriptions à ces prix doivent être effectuées en ligne sur le site de la ligue : www.ligue-auvergnate.com, jusqu'à la fin du mois de novembre.

Qui parrainera cette soirée ?

Il n'y aura pas un président de soirée. Nous avons souhaité mettre à l'honneur les événements marquants qui ont rythmé nos régions durant l'année 2018 : la naissance du parc naturel régional de l'Aubrac, le 23 mai, le classement à l'Unesco de la chaîne des puys et de la faille de Limagne, le 2 juillet, l'inclusion de la cabrette à l'inventaire national du patrimoine culturel immatériel de la France, le 7 juillet. Enfin, nous célébrerons nos sportifs de l'année.

Cette soirée est bel et bien une manière de fêter nos produits, nos talents et nos territoires. Le déroulé de la soirée va également évoluer de manière plus informelle. Nous avons par exemple mis un terme à la traditionnelle tombola.

La soirée commencera après un apéritif en mezzanine au milieu des stands de produits régionaux que nous avons mis à l'honneur, un bar demeurera ouvert toute la soirée et tous les groupes folkloriques et leurs musiciens participeront à l'animation. Leurs démonstrations alterneront avec des ambiances musicales proposées par des DJ. À partir de minuit, une soirée clubbing discothèque emmènera nos danseurs bien plus tardivement dans la nuit, sous les étoiles de Baltard.