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Edito

L'ÉDITO : Qui précarise, paie !

La mise en place par le Gouvernement d’un système de bonus-malus qui va influer sur le taux de la taxation des cotisations chômage n’est peut-être pas une mauvaise nouvelle pour le patronat. Ceux qui usent des CDD avec parcimonie et s’efforcent de constituer une équipe fidèle à demeure verront leurs cotisations diminuer. Ceux qui bénéficient pleinement de la flexibilité offerte par les contrats courts seront pénalisés. Mais la pénalité, qui équivaut au pire à 0,95 point de la masse salariale de ces contrats, n’est pas de nature à déséquilibrer l’économie des entreprises. Il faut tout de même rappeler que c’est l’assurance chômage qui prend le relais entre deux CDD et que c’est elle qui autorise ce recours à la flexibilité en l’absence de tensions sociales. Avec ce bonus-malus, c’est « qui précarise, paie ! ». On peut cependant s’étonner, à l’instar de l’Umih, que le bâtiment soit exclu du dispositif. C’est un peu comme si on exonérait les jeunes conducteurs des limitations générales de vitesse. Il faut aussi reconnaître, comme le dénonce le GNI, que cette nouvelle taxation va toucher plus durement la profession des traiteurs. Pour autant, la perspective de déstabilisation de cette profession par le bonus-malus n’est pas crédible. La flexibilité est naturellement nécessaire dans les entreprises, mais il ne faut pas pour autant mettre en place une précarisation systématique des emplois. Elle est dure pour l’employé qui ne parvient plus à vivre de son travail, mais elle est aussi néfaste pour l’entreprise qui, à terme, peine à recruter ou doit se contenter de recrues mal formées.